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ACTA Endoscopica

0240-642X
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 ARTICLE VOL 26/2 - 1996  - pp.119-123  - doi:10.1007/BF02965796
TITRE
Dysplasie gastrointestinale: signification, terminologie et diagnostic

TITLE
Dysplasia in the gastrointestinal tract: significance, terminology and diagnosis

RÉSUMÉ

Le terme de dysplasie est utilisé de façon conventionnelle pour décrire les modifications épithéliales néoplasiques mais non invasives au niveau de la muqueuse gastrointestinale [1]. Cette définition exclut les aspects atypiques souvent observés sur un épithélium altéré ou régénératif. De même que pour les cellules néoplasiques, en cas de dysplasie, les cellules atteintes sont enfermées dans un «time-warp» (une chaîne-temps) provoquant une perturbation de la relation entre le cycle cellulaire et les caractéristiques fonctionnelles qu’il est convenu d’appeler différentiation. La dysplasie est donc caractérisée par une augmentation du rapport nucléo-cytoplasmique, un hyperchromatisme nucléaire et un défaut de maturation accompagnés habituellement d’un empilement nucléaire et d’une stratification due à la perte de la polarité nucléaire.

La dysplasie est le stade précoce du développement d’une tumeur. Le laps de temps pour que la dysplasie se transforme en cancer invasif est variable et peut prendre plusieurs années [2, 3], en fonction de l’âge du patient [4], et de facteurs environnementaux. Cela donne un large éventail de possibilités en matière de surveillance endoscopique et de prise de biopsies chez les patients à risque. Plusieurs études [2, 5] ont démontré que chez plus de 80 % des patients porteurs de colite ulcéro-hémorragique développant un adénocarcinome, la dysplasie est présente quelquepart au niveau du côlon, ou du rectum. Il est vraisemblable que l’adénocarcinome est précédé invariablement par une dysplasie bien que dans 15–18 % des cas, le cancer ait pu recouvrir et masquer la dysplasie. Même si la certitude n’est pas absolue, l’efficacité des programmes de surveillance dans la réduction de la mortalité par cancer a été démontrée [2]. On ne peut en dire de même de la dysplasie présente dans d’autres sites bien que dans certains centres [6, 4], des programmes de surveillance de la dysplasie aient été mis sur pied en cas d’endobrachy-oesophage. La dysplasie gastrique jusqu’à présent, n’a pas d’incidence sur la surveillance.

En ce qui concerne l’épithélium malpighien de l’anus et du canal anal, la dysplasie, ou la néoplasie anale intra-épithéliale (NIA) ne progresse que très rarement vers le carcinome épidermoïde invasif.



ABSTRACT

Dysplasia is the term conventionally used to describe neoplastic but non-invasive epithelial change in the gastrointestinal mucosa[1]. This definition excludes the atypical appearances often seen in damaged or regenerating epithelium. As with neoplastic cells, in dysplasia, the affected cells are locked into a «time-warp» which results in a disturbance of the relationship between the cell cycle and the functional characteristics we conventionally regard as differentiation. This means that dysplasia is characterised by an increase in nucleo-cytoplasmic ratio, nuclear hyperchromatism and failure of maturation, usually with nuclear crowding and stratification due to loss of nuclear polarity.

Dysplasia is an early step in the development of a tumour. The length of time taken before dysplasia develops into invasive adenocarcinoma is variable and may take many years[2, 3], depending on the patient’s age[4] and environmental factors. This provides a «window of opportunity» for endoscopic surveillance and biopsy of the patients deemed to be at risk of carcinoma. Several studies[2, 5] have shown that in over 80 % if patients with ulcerative colitis who develop adenocarcinoma, dysplasia is present somewhere in the colon or rectum. It seems likely that adenocarcinoma is invariably preceded by dysplasia, although in 15–18 % of cases, the cancer may have overgrown and obliterated the dysplasia. Even allowing for the problem of incomplete ascertainment, surveillance programmes have been shown to be effective in reducing mortality from cancer[2]. The same cannot yet be said of dysplasia at other sites, although surveillance programmes have been introduced for dysplasia in Barrett’s oesophagus at some centres[6, 4]. Gastric dysplasia has no role as yet, in surveillance.

In the case of the stratified squamous epithelim of the anus and anal canal, dysplasia, or anal intra-epithélial neoplasia (AIN), only rarely progresses to invasive squamours carcinoma.



AUTEUR(S)
I.C. TALBOT

MOTS-CLÉS
anatomo-pathologie, dysplasie gastro-intestinale

KEYWORDS
gastro-intestinal dysplasia, pathology

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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