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ACTA Endoscopica

0240-642X
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 ARTICLE VOL 31/S4 - 2001  - pp.571-575  - doi:10.1007/BF03018005
TITRE
Polypes coliques sporadiques

RÉSUMÉ

La filiation adénome-cancer est désormais un fait bien documenté dans les pays occidentaux. En France, on estime entre 60 et 80% la proportion de cancers colorectaux développés à partir d’un adénome. Toutefois, seul un faible pourcentage de ces adénomes a un réel potentiel dégénératif qui dépend pour l’essentiel de leur taille et de leur composante villeuse. A l’heure actuelle, la mesure de prévention la plus efficace du cancer colorectal commun ou «sporadique» repose sur le dépistage, l’exérèse et la surveillance des adénomes coliques. Cette évidence ne doit pas occulter la possibilité de carcinogenèse «de novo» à partir d’adénomes plans, notamment au niveau du côlon droit. Ces lésions sont caractérisées par un risque de dégénérescence plus rapide et un dépistage plus difficile.

L’examen clé du dépistage, du traitement et de la surveillance des polyadénomes colorectaux chez les sujets à risque élevé est la coloscopie totale. Cet examen pour être vraiment efficace doit être réalisé dans des conditions de préparation optimale et avec un matériel de vidéo-endoscopie moderne et performant. Le développement de la haute définition, des zooms et de la chromoscopie devrait très vite permettre de dépister à un stade utile ces lésions planes à fort potentiel évolutif. La coloscopie virtuelle (coloscanner) est une technique d’imagerie encore au stade de l’évaluation; l’ensemble des données disponibles ne permet pas à l’heure actuelle de recommander son utilisation dans le dépistage du cancer colorectal.

A la lumière des données épidémiologiques connues et des études publiées, il est possible de formuler les recommandations suivantes permettant de définir sur des bases objectives le schéma optimal de surveillance après polypectomie: 1) coloscopie de surveillance à 3 ans en cas d’exérèse d’un adénome supérieur à un centimètre de diamètre ou à contingent villeux, 2) Si la coloscopie est normale, il est conseillé d’en refaire une 5 ans plus tard, 3) un intervalle plus court peut être envisagé en cas de polype transformé, de gros adénome sessile, ou d’adénomes multiples, 4) aucune recommandation n’est faite pour un adénome unique inférieur à 1 centimètre de diamètre, mais il est bien établi chez ces sujets que le risque de cancer colorectal ne diffère pas de celui de la population générale, 5) après colectomie pour cancer, une surveillance par coloscopie est indispensable à la recherche d’adénomes ou de cancer métachrone au bout de trois ans, puis tous les cinq ans, si elle est normale. Cependant, lorsqu’il existe des adénomes associés (au moins 3) dont l’un est supérieur à 1 cm ou présentant un contingent villeux, une coloscopie devra être effectuée plus tôt: un an après l’opération.



AUTEUR(S)
P. PIENKOWSKI

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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